• Joaquim Dassonville

Dunkerque, porte ouverte au variant anglais.

Mis à jour : mars 21


Campagne de dépistage du covid-19 et accompagnement des personnes dans le Dunkerquois suite à la progression importante du variant anglais.




Face à une circulation active du variant anglais du Covid-19 dans le Dunkerquois, où il représente plus de 7 cas sur 10, l’agence régionale de santé organisait dès ce jeudi 18 février et durant 7 jours une campagne de dépistage exceptionnelle au palais des congrès de Dunkerque, transformé pour l’occasion en centre de dépistage massif.


Ils sont arrivés les premiers dans la file d’attente, présent plus d’une demie heure avant l’ouverture du palais des congrès de Dunkerque, le Kursaal transformé pour l’occasion en centre de dépistage. Mauricette et Raymond attendent sagement le résultat de leur test antigénique avec un peu d’angoisse dans la zone dédiée, sur des chaises éloignées les unes des autres.

S’ils sont négatif, c’est la sortie, avec un pack cadeau de l’agence régionale de santé (ARS) contenant masques et gel hydroalcoolique. S’ils sont positif, on disparaît derrière le rideau noir, pour un test PCR de confirmation, de détection de la souche concernée, et une discussion approfondie avec une employée de l’ARS, pour limiter les clusters.



Des habitants de Dunkerque patientent pour un test gratuit du Covid-19 au palais des Congrès de Dunkerque.


Des box de prélèvement ont été mis en place dans la grande salle du palais des Congrès de Dunkerque pour réaliser les tests antigénique.


Un secouriste de l'équipe de médiateur Covid aide Mauricette pour remplir le document de suivit du test.


« La Covid-19 c’est déjà très anxiogène mais le variant britannique me fait peur ! », confie Sylvie 34 ans, avant de se faire tester derrière les parois grises et bleues. « Nous sommes proche de l’Angleterre, les portes sont ouvertes, ça circule, c’est très inquiétant », abonde, à quelques mètres, Nicolas, 42 ans, venu car il présente quelques symptômes.


Sylvie, est venue faire un test pour se rassurer suite à la présence de cas sur son lieu de travail.


Le testeur met l'écouvillon dans un tampon d'extraction avant de déposer quelques goutes sur la plaquette (la savonnette) qui annoncera le résultat.


Ensemble des plaquettes tests avec les informations concernants les personnes pour un suivit et tracing, sous la surveillance des équipes.


Test antigénique positif.


Durant une semaine, le personnel de santé va réaliser une campagne de dépistage au Kursaal.


Testé positif, Nicolas passe un test PCR pour confirmer le résultat et détecter un éventuel variant.


Un couple testé positif est en cours d'entretient avec un agent de l'ARS pour le contact tracing.


C’est comme une traînée de poudre, le variant est présent partout dans le Dunkerquois. Une progression spectaculaire avec une envolée des contaminations. Ce mercredi 24 février, le chiffre du taux d’incidence vient de franchir le cap de plus de 900 cas pour 100 000 habitants (et 789 cas pour la communauté de communes des Hauts de Flandre) précise l’agence régionale de santé



Patrice Vergriete, maire de Dunkerque, accompagné du directeur général de l'ARS Benoit Vallet.


« Ça a explosé en dix jours, ça part de partout, ça va très vite », décrit le maire de Dunkerque, Patrice Vergriete. Clusters au commissariat, au tribunal, dans les écoles, hôpital saturé de patients Covid-19. C’est presque un scénario catastrophe qui se déroule ici. Le maire a plaidé de son côté pour, une « immense campagne de prévention autour du slogan ‘zéro rassemblement, zéro regroupement’ », auprès des familles et des entreprises pour accroître le télétravail. Il ne souhaitait pas de reconfinement. Mais le ministre de la santé, Olivier Véran, vient d’annoncer un confinement le week-end à Dunkerque et dans la communauté de communes des Hauts de Flandre où la situation de l’épidémie de coronavirus est "alarmante".




Texte et photos par Joaquim Dassonville



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