• Joaquim Dassonville

LES "INCONFINABLES"

Mis à jour : févr. 11

Ces Francais non confiné qui sont en première ligne


Croix est devenue une ville méconnaissable dû à ses rues désertes.

Habituellement, c’est une ville dynamique de la métropole lilloise.

Avec ces 21 240 habitants, on y trouve un marché et beaucoup de commerces de proximités.

Aujourd’hui, le confinement en a décidé autrement. Peu de personne ne sort, la police municipale y veille !

Mais il faut bien garder un lien avec ses habitants et assurerai un fonctionnement minimum, pour faire les courses de premières nécessités, pour aller chercher les médicaments, ou bien encore pour aller chez le médecin.

Pour permettre de maintenir un semblant de vie dans une ville en confinement, de nombreuses personnes comme le pharmacien, l ‘épicier, les policiers, le boucher continues de travailler.

Voici donc quelques portraits et témoignages de ces personnes qui bravent le Covid 19 pour faire vivre une ville confinée.



Georges à 33 ans, boucher à Croix (Hauts de France). Il tient avec son collègue à ce que la boucherie reste ouverte comme à son habitude. Son service livraison à domicile a explosé ! Il a même diversifié son offre avec la mise en place d’un dépôt de légumes.

Malgré sa crainte de contaminer ses 3 enfants, il est là tous les jours, il sert de lien social avec ses clients qui le remercient d’être encore ouvert.











Olivier, 35 ans a créé une petite entreprise de livraison de légumes au profit des salariés de plusieurs entreprises de la communauté urbaine de Lille. Avec toutes ces précautions il craint tout de même de contracter le virus et de contaminer ses trois enfants, mais comme d’autres, il souhaite continuer son activité.

Pour maintenir son entreprise évidemment, mais aussi soutenir la trentaine de petits producteurs avec lesquels il travaille.

C’est aussi, et surtout, un lien social, « une bouffée d’air » pour les gens confinés. « On prend des nouvelles, ça permet de tenir. »

À quelques mètres, Camille, une cliente régulière a cette phrase venant du cœur :

« Vous êtes mon rayon de soleil. »


Marie, 40 ans, elle est technicienne de surface. Elle travaille pour une société basée à Wattrelos (Les hauts de France).

Chaque jour elle nettoie les halls d’entrée, les étages des immeubles d’habitation, sort et rentre les poubelles pour notre bien être.

Son époux atteint d’un cancer du sang doit rester à la maison. Il garde leur petite fille de 7 ans.

À chaque sortie quotidienne, Marie à peur de contracter le virus du COVID-19 et ensuite de le transmettre à sa famille, ce qui pourrait être fatal pour son époux.








Fernando à 28 ans, est livreur à Chronopost sur la communauté urbaine de Lille. Ces livraisons ont augmenté suite au confinement.

À chaque sortie, Fernando est inquiet de contracter le virus et ensuite le transmettre à sa famille et surtout à sa petite fille de 5 ans.

Pourtant, le fait de continuer à travailler, lui permet de sortir et de voir du monde.

« Rester enfermé toute la journée, je n’y arriverai pas. »










Claire, 45 ans est mère de 2 filles. Charlotte 25 ans célibataire. Toutes deux tiennent un commerce d’épicerie 100% vrac. Pour appliquer les gestes barrières, elles ont réorganisé l’accès au magasin. Deux personnes à la fois, chaque client doit se laver les mains, les bocaux sont nettoyés et désinfectés

Malgré le climat ambiant, elles restent confiantes et puisent leurs forces dans la relation positive qu’elles ont avec leur clientèle qui d’ailleurs a augmenté.

« C’est très important pour nous de rester ouvert, c’est un devoir vis à vis de nos clients. »








Yann à 38 ans, tient une boutique de cigarettes électronique sur Croix

Il fait partie de la liste des commerces qui on le droit de rester ouverts.

Yann a réorganisé son magasin (distance de sécurité, protection au comptoir, gel hydro alcoolique) afin d’assurer sa sécurité et de celles de ses clients.

La crainte du virus, il y pense tous les jours dès lors qu’il lève le rideau.













Préparatrice en pharmacie, elle est en contact permanent avec l’ensemble de la population.

Elle est consciente du rôle clé de son métier.

Pour rien au monde elle ne quittera son poste malgré ses inquiétudes et sa peur de transmettre le virus à sa fille.

« Je suis inquiète oui, à la fois pour moi, mes proches mais également pour la population. »












Texte et photos Joaquim Dassonville Collectif DR

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