• Joaquim Dassonville

Quand les tests Covid ralentissent les chauffeurs routiers

Mis à jour : mars 21

Suite au Brexit, des tests antigéniques au COVID-19 sont mis en place près de Dunkerque pour les chauffeurs routier en provenance ou à destination du Royaume-Uni.

Des milliers de chauffeurs sont restés bloqués à Douvres dans des conditions difficiles peu avant Noël faute d’accord suite à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. La préfecture du Nord a donc décidé d’envoyer des équipes de testeurs Covid-19 constituées de personnels du service départementale d’incendie et de secours du Nord et de bénévoles de l’association agréé de sécurité civile, la FFSS 59. Les chauffeurs ont pu finalement pour la plupart d’entre eux passer les fêtes en famille. Le Brexit est entré concrètement en application le 1er janvier 2021. Cela signifie pour le Royaume-Uni une sortie du marché intérieur européen, de l’union douanière et cela se traduit également par le rétablissement des contrôles sanitaires, phytosanitaires, vétérinaires, douaniers et de police aux frontières. Mais les chauffeurs doivent impérativement avoir un document prouvant la réalisation d’un test Covid de moins de soixante-douze heures. Et bien sûr, ce dernier doit être négatif.

Des installations ont été mises en place pour réaliser ces contrôles et maintenir une fluidité du trafic. C’est dans ce cadre, que sur l’aire d’autoroute Les Moëres proche de Dunkerque, des équipes de CRS, douane, pompiers, et Associations agréé de sécurité civile s’installent quotidiennement dès 8h du matin pour réaliser des tests antigéniques.

Tous les chauffeurs doivent présenter un test Covid négatif datant de moins de trois jours. C’est un sésame sans lequel ils ne peuvent franchir la frontière.

Zbyyszek Polcwiartek, 56 ans, est chauffeur routier polonais depuis plus de 30 ans. Il est conducteur d’un camion-citerne transportant du jus de pomme. Parti depuis plus de 3 jours d’allemagne pour l’angleterre, il doit réaliser le test pour la 2e fois ! « J’en ai fait un au départ de Pologne, je dois en faire un autre pour aller en Angleterre et je vais devoir en refaire un pour revenir en France car je reste plus de trois jours sur place. Ça commence à faire beaucoup », dit-il avec le sourire.


Quand à Vincze Slaboccs, chauffeur hongrois, il a du attendre la nuit avant de pouvoir faire le test et obtenir son document qui va lui permettre de passer la frontière. « Les papiers, les tests, c’est beaucoup plus de contrôle depuis que l’Angleterre a quitté l’Europe. Je perds du temps. C’est également stressant car s’il me manque un document, je ne passe pas. Mais c’est ainsi », ajoute-t-il en levant les bras en signe d’impuissance.


Texte et photos Joaquim Dassonville Collectif DR



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